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« À ce jour, nous avons reçu des candidatures potentielles », explique Yves Gnanou, directeur général adjoint à l'enseignement. « Le titre honorifique de Professeur de la Chaire Marjoulet sera donné pour 3 à 4 années puis attribué à une autre jeune professeur parmi ceux qui auront été recruté récemment dans les différents départements de l'École Polytechnique. »
Pourquoi vous être engagé dans la Campagne ?
L'École Polytechnique est une institution universitaire et scientifique de premier plan. La campagne a des objectifs précis qui doivent permettre à l'École de continuer à prendre sa place au sein des plus grands établissements universitaires et de recherche au niveau mondial. Je pense qu'il est important pour l'ensemble de la communauté des anciens élèves de soutenir activement ces objectifs en participant et en s'engageant dans la campagne.
Tous les anciens élèves sont d'une manière ou d'une autre redevables de la chance qu'ils ont eu de pouvoir étudier a l'École. Un investissement dans la campagne, qu'il soit en argent ou en temps, est un moyen de s'acquitter d'une partie de cette dette.
Que représente la chaire professorale Jean Marjoulet pour vous ?
La Chaire Jean Marjoulet est une manière de contribuer au développement de l'École : c'est un outil de recrutement de talents qui doit permettre d'attirer, pendant une longue période renouvelable, un jeune enseignant chercheur à fort potentiel dans un domaine d'excellence de l'École. Elle a été conçue avec l'aide de la direction générale de l'École de manière à lui laisser une grande flexibilité dans l'attribution de ce poste et à ouvrir ce recrutement sur l'international. J'espère que cette chaire facilitera à l'un ou à l'autre de ceux qui l'occuperont dans le futur, une avancée dans le domaine de la recherche scientifique qui rejaillira sur l'École.
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Professeur chargé de cours à l'École Polytechnique depuis septembre 2009, Vincent Bansaye a été désigné par la Direction générale adjoint à l'enseignement pour être le premier titulaire de la Chaire Professorale Jean Marjoulet. Il travaille au Centre de MathématiquesAppliquées (CMAP) de l'X, aux côtés de Sylvie Méléard, sur la modélisation mathématique appliquée à la biologie et à l'écologie.
« L'École Polytechnique a lancé un projet avec le Museum national d'Histoire naturelle dansle cadre de la chaire Modélisation Mathématique et Biodiversité1 : ce projet est très stimulant et correspond parfaitement aux recherches que j'ai menées et que je souhaite développer en venant au CMAP. Aimant de plus beaucoup enseigner et partager les mathématiques, l'École Polytechnique m'offre un cadre idéal tant pour la recherche que pour l'enseignement.
C'est avec un grand plaisir que j'ai appris à la rentrée ma nomination en tant que titulaire de la Chaire professorale Jean Marjoulet et l'attribution d'un fonds financier dans le cadre de mes activités au sein du CMAP. C'est une excellente opportunité de développer les projets qui me tiennent à cœur en modélisation mathématique pour le vivant, et plus spécifiquement les modèles pour la division cellulaire ou pour l'environnement variable et les modèles pour les abondances d'espèces. La modélisation du vivant, et notamment les questions liées à la biodiversité, aux déplacements et aux extinctions des espèces ou à l'évolution du climat, constituent de grands enjeux pour lesquels il est important de développer des modèles aléatoires, de comprendre leur lien avec les modèles déterministes et d'obtenir des applications statistiques. Pour mener à bien ces projets, nous voulons attirer de nouvelles forces vives au sein de notre laboratoire. L'allocation budgétaire de la Chaire Jean Marjoulet nous permettra ainsi de recruter un ou deux postdocs et d'étoffer de manière significative notre équipe. Elle pourra par ailleurs participer au financement d'une école d'été où les différentes communautés intéressées par la modélisation mathématique en biologie et en écologie se rencontreront et échangeront.
Outre mes fonctions d'enseignement, je compte participer au programme dégalité des chances une « Grande École, pourquoi pas moi ? » en proposant aux élèves des activités mathématiques ludiques autour de problèmes concrets, de leur montrer que l'arbre des extensions et des applications possibles en mathématiques ne s'arrête pas au domaine purement théorique. »
Vincent Bansaye
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